
Adieu Mano…
« Mon existence ne tient pas qu’à ma graisse, je suis esprit avant d’être un corps. Je suis mort, mais rien n’est fini, il reste ma voix et bien peu d’écrits.
J’avais surtout une grande gueule pour chanter des chansons d’amour pour Paris sur la petite scène du Tourtour.
Mes amis ne pleurez pas, le combat continue sans moi. Tant que quelqu’un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde à la con. »
Je suis venu vous voir – Album « Je sais pas trop » – 1997
J’écoute Mano Solo depuis que j’ai 11 ans, depuis la sortie de « La Marmaille Nue ».
L’annonce de sa mort m’a retournée même s’il la chantait depuis des années et que ceux qui l’ont côtoyé savaient que ce jour-là arriverait un jour.
Mano, j’en aime l’énergie, la voix rocailleuse, la plume et les textes à vif, les coups de gueule, j’en aime l’aventure des Marcheurs dès le tout début des années 2000, les rencontres, les pertes, les soirées, les concerts, les backstages, les discussions, les envolées lyriques, les larmes, les rires, les articles écrits pour ce magazine collaboratif fait avec 3 bouts de ficelle et auquel se raccrochait une bande de dinos comme si c’était le radeau de la méduse.
Chaque chanson, chaque parole me ramène aujourd’hui des années en arrière, j’y raccroche des gens chers à mon coeur, parfois partis trop tôt, parfois sur un autre chemin que le mien aujourd’hui.
Merci…
La trève de Noël
Je me déconnecte quelques jours pour cause de foie gras à manger, de champagne à déguster, de pistes de ski à dévaler et de Nouvel An arty à fêter mais je reviens très vite, dès début janvier, avec notamment les critiques de:
- « Nos vies rêvées », de ma copine Barbara Israël, qui sortira en janvier chez Flammarion
- « Bien le silence partout », de Diastème, qui sortira également en janvier chez Flammarion
- « D’autres vies que la mienne », d’Emmanuel Carrère (paru en mars chez POL)
ainsi que d’autres petites perlouzes prévues ci et là, que cela soit en rencontres ou en critiques et notamment la sortie du livre de Carole Fives, « Quand nous serons heureux » aux Éditions du Passage.
Enfin, à suivre également par ici une nouvelle rubrique, dans la lignée de ces chroniques SF dont nous régale Clément mais sur un autre thème et, plus globalement, un autre angle d’écriture.
En effet, à partir du 4 janvier, Silphi nous proposera mensuellement une rétrospective d’un auteur de son choix, pour ne plus se limiter qu’à la seule actualité mais en avoir un tour d’horizon complet.
Les Plumes s’étoffent les amis!
Passez de bonnes fêtes!
L’autoédition: vraie alternative ou voie de garage?
L’autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.
Dans le cas de l’auto-édition, l’auteur se charge de toutes les étapes de la publication du livre : la saisie et mise en page , les corrections, l’impression, les formalités administratives et juridiques, la publicité, la diffusion.
Trop peu d’élus pour le volume fantastique de livres que seraient en mesure de produire les Français, les maisons d’éditions sont généralement accusées de ne plus laisser leur chance aux auteurs qui enverraient leurs manuscrits par la Poste et de privilégier leur réseau.
L’autoédition permettrait donc aux auteurs désireux de voir leur manuscrit se transformer en un « Objet » diffusable d’y arriver sans passer par la case « tri/filtre » que sont les éditeurs.
De nombreux sites se sont d’ailleurs positionnés sur cette « niche » afin de permettre aux auteurs de mettre en page et d’imprimer leurs ouvrages, offrant ainsi une aide « logistique » à l’auteur.
Mais ce qu’on oublie trop souvent, c’est que les éditeurs, en plus d’avoir le rôle de vie et de mort sur un manuscrit (la mort étant le refus et donc la non publication) ont également un rôle non négligeable de conseil, d’orientation, de correction et d’accompagnement au moment de la sortie du livre…
Loin de moi l’idée d’établir une opposition manichéenne entre édition traditionnelle et auto édition, le mal contre le bien, le capitalisme contre la créativité ou quelles que soient les amalgames que l’ont peut lire ou entendre ci et là. Je me pose juste la question de savoir si l’autoédition peut réellement se positionner au même niveau que l’édition traditionnelle et si elle peut représenter une voie dans le développement de la littérature, en termes d’accessibilité, de diversité et de diffusion.
A venir: la chronique mensuelle de Clément, autour de la SF
En imaginant et en réalisant ce blog, j’avais certes la volonté de me créer un espace de parole dédié à la littérature et à tout ce qui peut la toucher de près ou de loin mais j’avais également envie d’en faire un espace de partage, de découverte et d’échange.
C’est à ce titre notamment que j’ai créée la rubrique « Plumes Invitées », pour permettre à ceux qui le souhaitaient de publier chez moi un article de leur propre Plume, autour des livres et de leurs auteurs.
Après presque 4 mois de vie autonome, « Les Plumes d’Audrey » prend tout doucement la voie que je lui souhaitais avec des articles plus qu’intéressants écrits par Silphi et Clément.
Toujours dans le même esprit, j’ai donc la joie de vous annoncer que cette tribune que j’offrais à qui la voulait va encore s’étoffer puisque Clément m’a proposé de rédiger ici une chronique mensuelle, une critique littéraire de son cru autour d’un genre que je ne maîtrise pas vraiment, la Science-Fiction.
Un belle collaboration et un beau complément pour les Plumes et, je l’espère, un beau support pour lui qui a décidé sur son propre blog, de se recentrer vers ses sujets de prédilection, à savoir la politique et la santé Publique.
Le premier opus de cette chronique devrait être publié d’ici une ou deux semaines et comptez sur moi pour le mettre en avant ;)
En attendant, au programme sur les Plumes dans les jours qui arrivent:
- « HYROK » de Nicolaï Lo Russo
- « En moins bien « d’Arnaud Le Guilcher
- un petit article autour de la revue Bordel et son dernier opus, « The Rat Pack »
Literary Death Match – Ep.1 à Paris
Entre deux chroniques, deux rencontres ou deux livres, il m’arrive aussi de fréquenter ce milieu de l’édition si souvent décrié lors de soirées confidentielles ou manifestations mémorables.
La soirée de mercredi n’appartient à aucune de ces deux catégories, et pour cause.
Mercredi soir donc avait lieu dans mon 11ème arrondissement adoré le premier épisode français (et parisien) du Literary Death Match, ou combat à mort littéraire en français dans le texte.
Manifestation organisée par le fondateur d’Opium Magazine, Todd Zuniga, le LDM a déja une quarantaine d’opus à son actif aux Etats-Unis mais également en Chine et à Londres.
Ce premier épisode, relayé par Kevin Dolgin, promettait donc, comme les autres, un combat entre 4 auteurs, par rounds de 2, l’épreuve consistant à faire une lecture de 8 minutes d’un texte de leur choix et d’être ensuite jugés et « départagés » par un jury de 3 personnes.
Pour cet opus, les 4 auteurs prêts à en découdre n’étaient pas moins que Philippe Jaenada, Frédéric Beigbeder, Max Monnehay et Mohammed Razane.
Le jury lui, était composé de David Foenkinos, Yorgos Archimondritis (critique et journaliste) et Bo (musicien). Une belle affiche? Une belle affiche.
Mais ne nous leurrons pas, ce que je préfère dans ces soirées moi, c’est retrouver des gens, en rencontrer d’autres et papoter au bar sur fond de thème littéraire arrosé de vin blanc. Sur ce point-là, soirée réussie mais j’y r
eviendrai.
J’ai donc récupéré mon acolyte devant le Réservoir, me suis acquittée des 10€ règlementaires (aouch!), ai gagné pour ce prix un programme et un badge à l’effigie de l’auteur que je supporterai plus tard, en l’occurence Max Monnehay et ai pénétré l’antre. Enfin le Réservoir en fait.
Matthias me présente Max, qu’il connait bien et avec laquelle nous allons donc passer quasiment toute la soirée. Une chouette rencontre que cet auteur de « Corpus Christine » qui a subi il y a peu une actualité peu reluisante (actualité d’ailleurs reprise, on s’en serait doutés, par Frédéric Beigbeder qui en fera son introduction lors de sa lecture…).
Aux alentours de 20h30, le coup d’envoi est donné et le premier round oppose Mohammed Razane et Philippe Jaenada, les deux lisant un extrait de leur propre roman. Même si le jury a eu des avis et réactions que je ne partage pas, Jaenada restant pour moi la caution « classe » de cette soirée, les minutes s’égrènent dans une ambiance plutôt sympa, toute appréciation des textes mise à part…
C’est sur la « victoire » de Mohammed Razane que démarre le 2nd tour, opposant donc (si vous avez bien suivi…) Beigbeder et Max.
Beigbeder commence, avoue n’avoir rien préparé, oublié son livre et meublera ses 8 minutes à coup de blagues, grandes envolées lyriques et autres réactions Beigbedesques. Max suit, et lit quant à elle un texte écrit la veille au soir, spécialement pour l’évènement, on la sentait stressée elle s’en sortira finalement très bien.
La lecture de Max terminée, les délibérations du jury sont finalement très brèves et c’est elle qui sortira gagnante de ce round.
La suite, je ne la sais pas trop, c’est le moment que j’ai choisi pour retrouver quelques connaissances, copains et autres gens de bonne compagnie au bar pour discuter et j’avoue ne même pas avoir vu la finale (que Mohammed Razane a d’ailleurs remporté sur une épreuve à première vue equilibro -artistique?). Je n’étais d’ailleurs pas la seule à détourner mon attention de la scène , la salle s’étant vidée après la lecture de Max.
En conclusion?
Une chouette soirée pour les gens revus, rencontrés et bisoutés (j’ai passé ma soirée à faire des bises), une ambiance agréable, un concept intéressant que le LDM mais à mon avis qui reste à travailler pour en faire un vrai RDV litté’ français (ou parisien, clin d’oeil à ceux qui se morfondent en Province, on vous aime aussi) si tant est que ça en soit le but. En fait, j’ai peur qu’en l’état, il n’y ait pas moultes épisodes supplémentaires pour cause de chute de fréquentation. Enfin, je dis ça, mais ne serait-ce que pour le vin blanc et les copains, j’y retournerai bien je crois ;)
Contact
Catégories
Le salon
Derniers articles
Commentaires récents
- zarline dans La SF selon Clément #8: L’échelle de Darwin – Greg Bear
- Mèyonsi dans De la beauté – Zadie Smith
- ts dans De la beauté – Zadie Smith
- ts dans De la beauté – Zadie Smith
- Méyonsi dans De la beauté – Zadie Smith
Je suis là aussi

