This entry was posted on Vendredi, février 26th, 2010 at 3:50 and is filed under Critiques de Plumes. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

Sukkwan Island – David Vann
Entre un père et son fils, le plus fort est rarement celui auquel on pense. David Vann, sur fond d’ile perdue en Alaska, nous propose de plonger dans les racines d’une relation père- fils tragique dans « Sukkwan Island ».

Jim, las de ses déboires amoureux et sociaux, propose à son fils Roy, 13 ans, d’aller vivre 1 an sur Sukkwan Island, île perdue d’Alaska. Volonté de fuir ce quotidien qui le détruit, de renouer avec ses racines, de faire le point sur sa vie et de construire une relation avec un fils qu’il ne connait quasiment pas, Jim est un homme désespéré, plein de névroses, torturé psychologiquement et dont la béquille va être, contre toute attente, son fils.
Les jours passent à Sukkwan Island, entre pêche, chasse, construction d’abris, constitution de stock de nourriture mais aussi entre crises d’angoisse de Jim, pleurs de Roy, et l’angoisse qui monte, l’angoisse noire qui s’épaissit autour du père et du fils en même temps que l’hiver arrive. Jusqu’au drame qui renverse le livre, change le narrateur et enfonce le reste dans l’obscurité.
David Vann, originaire d’Alaska, réussit assez bien à faire comprendre la particularité de ce pays à la lectrice ignare que je suis à propos de ce bout de terre au nord des États-Unis. Mais l’intérêt du livre s’arrête là, ce qui est peu, vous en conviendrez.
Jim apparaît comme un homme certes névrosé et désespéré mais surtout geignard, faible, semblant avoir attiré son fils de 13 ans dans le pire des pièges, une prison dans laquelle Roy ne peut que regarder son père se détruire et le détruire par la même occasion. La culpabilité de laisser son père seul s’empreint de Roy sans qu’on arrive à avoir une once de pitié pour ce père falot et quelque peu inutile. On aurait pu s’attendre à une aventure à la Robinson Crusoé mais même pas.
Quand le drame survient, il arrive comme un cheveu sur la soupe, sans aucune explication ou signe avant-coureur, ce qui confirme le peu de profondeur des personnages et de la relation qu’est sensée nous présenter « Sukkwan Island » depuis le début.
La deuxième partie du livre, post-drame donc, part complètement en vrille et je n’ai même pas réussi à aller jusqu’au bout, tant le récit est lourd, lent, inintéressant et surtout absolument pas crédible ni générateur d’émotions.
Mis à part le mépris pour le père, si, j’avoue.
Bref, à lire à la limite si vous êtes curieux mais attendez le poche ou trouvez-le en bibliothèque…
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« Sukkwan Island« , David Vann
Paru le 7 janvier 2010 aux Editions Gallmeister
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26 février 2010 at 4:00
Ah je tournais autour de ce livre depuis sa sortie, je sais pas si je vais craquer finalement.