This entry was posted on Lundi, février 8th, 2010 at 9:41 and is filed under Rencontres de Plumes. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

Rencontre avec… Jérôme Attal, auteur de « Pagaille Monstre »
C’est dans le 6ème arrondissement de Paris, un soir de février, que je rejoins Jérôme Attal et Stéphane Million, son éditeur.
Le dernier livre de Jérôme, « Pagaille Monstre » sort le lendemain en librairie et l’ayant lu en avant-première, je voulais rencontrer l’ovni artistique qui en était à l’origine.
Ovni artistique car multi-tâches: Jérôme Attal est certes écrivain (entre autres « Le garçon qui dessinait des soleils noirs », « Journal fictif d’Andy Warhol »), mais également scénariste, acteur, auteur-compositeur-interprète et il tient aussi un journal en ligne depuis 1998.
J’ai quand même demandé mais la peinture, non il n’en fait pas, bien qu’elle le touche tout particulièrement. Ouf, il ne sait donc pas TOUT faire.
Jérôme c’est LA force tranquille.
Sur cette terrasse où il fait clairement frisquet, dans son manteau bleu où trône un badge à l’effigie de Jean-René Huguenin, il m’explique calmement que non, il n’a pas la pression pour le lendemain. Et le pire c’est que c’est vrai. Serein, calme, content de « Pagaille Monstre », du défi relevé, de la concrétisation de l’objet, de la couverture flashy d’Erwan Denis, de l’avoir fait avec Stéphane Million…
« Pagaille Monstre » est un livre dont vous êtes le héros, mais là où nous avons tous l’habitude de voir ce genre autour d’histoire d’heroic fantasy ou en tout cas plutôt jeunesse ou adolescentes, Jérôme Attal a voulu en faire un roman dont vous êtes le héros, c’est-à-dire intégrer une dimension vraiment littéraire à un concept à la base plutôt ludique.
Au lieu de dragon et de princesse, les choix à faire ici pour suivre tel ou tel fil sont des choix amoureux. Rappeler son ex, partir en soirée avec une fille croisée 10 min auparavant, faire des choix de vie comme ceux que nous sommes tous amenés à faire, voici ce que propose « Pagaille Monstre ».
Un objet ludique donc, je raconte à Jérôme que je me suis revue ado en lisant ce livre dans le métro et que les gens ont vraiment dû me prendre pour une folle à me voir lire 3 pages puis feuilleter le livre pour trouver ma suite.
Il sourit et me dit que c’est exactement ce qu’il voulait: offrir un moment de lecture différent de tous les autres tout en proposant une qualité littéraire que l’on a déjà pu rencontrer dans « Le garçon qui dessinait des soleils noirs » par exemple. Car effectivement, « Pagaille Monstre » est le premier roman de cet acabit, le premier livre vraiment littéraire utilisant les ficelles des choix multiples et c’est ce défi que s’était lancé Jérôme, qui l’a d’ailleurs écrit en 3 mois.

Mais en fait, comment écrit-on un tel livre? Jérôme m’explique qu’exalté par le projet, il s’est lancé tête baissée dans l’écriture mais que, très vite, il a dû recadrer les choses, faire des plans afin de construire des « fils » qui tiennent la route.
Car si le côté ludico-littéraire est clairement l’objectif affiché, « Pagaille Monstre » met en avant d’autres points plus profonds. Il offre une chose qu’on ne peut pas faire dans la vraie vie ou plus difficilement: revenir en arrière pour changer de chemin. Mais il nous fait également prendre conscience que l’on a pas toujours le choix et que finalement, dans une histoire d’amour, certaines directions sont imposées, inconsciemment ou consciemment et que c’est aussi ce qui en fait le sens.
21h, même si nous avons atteint un niveau de réfrigération avancé, Jérôme me parle du reste: ses projets parallèles, comme les chansons qu’il continue d’écrire, pour les autres ou pour lui (« Pagaille Monstre » sera accompagné d’une chanson, écrite et composée spécialement pour le livre, ainsi qu’il l’a fait pour ses livres précédents) , puis déjà, l’idée de faire un tome 2 à « Pagaille Monstre », du point de vue d’une fille par exemple, et enfin d’autres projets plus grands encore, mêlant écriture et cinéma mais chuuuut, nous en parlerons en temps et en heure…
Jérôme avance, sait où il va et on sent, en ne passant même que quelques instants avec lui, la sérénité mêlée à la concentration et à la passion de ses différents projets artistiques.
Côté promo, Stéphane et Jérôme ont déja prévu quelques signatures, des radios, en espérant que le succès du livre et le bouche-à-oreille leur permettront de communiquer encore plus largement.
La température de mon corps est descendue a 35°C, il est temps pour chacun de retrouver une vie normale, une vie où on ne se met pas en terrasse un 3 février à Paris.
C’est dingue comme chaque rencontre est différente, je rentrerai de celle-ci charmée, calmée (je pointe du doigt la sérénité communicative de Jérôme mais je pense que le froid n’y est pas non plus pour rien!) et avec une envie, du coup, d’aller creuser les autres facettes artistiques de Jérôme Attal.
J’ai entre autres 12 ans de journal intime à lire ;)
Merci à Jérôme et Stéphane pour leur temps et leur gentillesse et j’espère avoir l’occasion de vous reparler des autres projets de Jérôme!
Pour en savoir plus:
- Le site de Jérôme Attal
- Le blog de « Pagaille Monstre »
———————————————————–
« Pagaille Monstre », Jérôme Attal
Paru le 4 Février 2010 chez Stéphane Million Editeur
Contact
Catégories
Le salon
Derniers articles
Commentaires récents
Je suis là aussi

