This entry was posted on Mercredi, janvier 6th, 2010 at 12:00 and is filed under Critiques de Plumes. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

Nos vies rêvées – Barbara Israël
Barbara Israël, sans se départir de son sourire communicatif, revient en janvier chez Flammarion avec le 3ème opus de ce qui constituera une trilogie avec « Pop Heart » et « Miss Saturne ».
« Nos vies rêvées » garde les codes des deux précédents romans, à savoir la recherche d’identité, la trajectoire de nos vies, les différences assumées ou non, la place à occuper dans la société et dans la vie en général, Nice, Paris, la New Wave, Morrissey et les Smiths… Mais si les personnages de « Pop Heart » avaient une vingtaine d’année et ceux de « Miss Saturne » n’en étaient encore qu’à l’adolescence, le trio que constitue Betty, Alex et Zeno dans « Nos vies rêvées » a plutôt 35-40 ans et se retrouve a faire un bilan.
Bilan de leurs vies, tout seuls ou en groupe, bilan de leurs espérances, de leurs envies et de leurs réalisations 20 ans après.
Ces vies qu’ils avaient imaginées, rêvées et qu’ils n’ont peu ou pas accomplies ou alors dans lesquelles ils se sont perdus et dans lesquelles ils ne se retrouvent plus, finalement, 15 ans après en avoir fait leur cheval de bataille.
Barbara Israël a grandi.
Il y en a eu du chemin fait depuis « Pop Heart » même si elle aurait plus ou moins commencé les 3 livres dans la même période, ce qui paraît logique tant ceux-ci constituent un ensemble cohérent et homogène, tout en étant chacun un roman indépendant à part entière.
Si on retrouve Betty et Alex, si on retrouve leurs aspirations confrontées au principe de réalité, force est de constater que le style de Barbara Israël a pris en épaisseur, les sentiments ont pris en profondeur et les questions que « Nos vies rêvées » nous renvoient à nous-même en pris en justesse et précision.
Est-ce parce que la période couverte par ce dernier « tome » est plus proche de la propre vie de Barbara? Ou est-ce une juste maturation des réflexions qui l’occupent depuis le premier tome?
Sûrement un peu des deux, mais ça n’est que mon avis.
Le résultat en gagne en tout cas en force et en émotion, même si effectivement on se demande en fermant le livre dans quelle direction Barbara pourra nous emmener la prochaine fois.
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« Nos vies rêvées », Barbara Israël
Paru le 6 janvier 2010 chez Flammarion
4 Commentaires sur “Nos vies rêvées – Barbara Israël”
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6 janvier 2010 at 12:22
Je l’ai feuilleté hier, j’ai une question, pourquoi les titres de chapitres sont tous des titres de romans connus? Cela une incendice sur le texte ou pas c’est juste pour le fun? (dans le premier, elle mettait des titres de chansons pour le titre de ses chapitres il me semble)
6 janvier 2010 at 12:27
Une incidence! Putain faut que j’arrête de taper trop vite!
6 janvier 2010 at 12:49
Et voilà, une couverture illustrée chez Flammarion, juste pour m’emmerder sur mon mémoire.
Soit maudite barbaraaa !
15 janvier 2010 at 4:56
@Dahlia: Dixit Barbara dans son interview pour lesoir.be: « Ce sont des livres que j’ai lus et aimés. J’ai voulu ici rendre hommage à la littérature. Mes personnages sont des autodidactes. Le seul enseignement existentiel qu’ils ont eu, ils l’ont trouvé dans les livres et dans la musique. » ;)