This entry was posted on Lundi, janvier 4th, 2010 at 3:22 and is filed under Autour de..., Plumes invitées. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

Autour de …#1- Arturo Perez Reverte
NDLR: Voici le premier opus de la chronique de Silphi qui viendra donc tous les mois nous parler d’un auteur et de son œuvre globale. Merci à lui!
Tout d’abord, je tenais à remercier Audrey pour cet espace réservé.
Je viendrai donc une fois par mois pour vous présenter un auteur et ce que je connais de son œuvre.
En effet, je trouve dommage de ne cantonner la découverte d’auteurs qu’au travers de leur actualité et j’avais envie de revenir un peu sur ces écrivains que j’apprécie particulièrement.
Bien entendu, tout cela est extrêmement subjectif et n’engage que moi !
J’ai, bien entendu, une foultitude d’auteurs que j’aime mais je me suis posé pas mal de questions quant au choix du premier que je voulais traiter.
Pour la simple et bonne raison que je me mets à relire tout Arturo Perez Reverte (APR) en espagnol, ce sera donc lui.
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Arturo Perez Reverte, c’est un de ces écrivains qui excelle aussi bien dans la fresque historique épique que dans le roman intimiste, autant dans le policier que le romanesque.
APR est un auteur que j’ai découvert il y a une dizaine d’année après avoir vue « la Neuvième Porte » de Polanski. C’était tiré d’un roman que j’avais envie de découvrir.
C’est là que j’ai lu « Club Dumas ». Et c’est là que j’ai pris ma première claque.
« Club Dumas » offre un plaisir dépassant largement le film avec Johnny Depp.
On y retrouve un personnage antipathique et charismatique, Corso, en prise avec une succession d’évènements étranges autour d’un chapitre des Trois Mousquetaires de Dumas ainsi que de trois livres dont les planches seraient marquées par un certain satanisme.
Corso est une sorte de détective privé pour incunables qui trimballe son flegme et sa notion très particulière de moralité de part le monde dans son enquête. J’ai alors été pris par l’érudition de l’auteur mais aussi son style si particulier mélangeant rigueur et flamboyance.
Puis, j’ai lu « le Tableau du Maître Flamand« , une autre enquête où Julia, une restauratrice de tableaux, est mêlée à une enquête dans le monde merveilleux des échecs et où l’on apprend que « les échecs se rapprochent plus de l’art de l’assassinat que de l’art de la guerre ». Un livre qui marque tant par la culture de son auteur que par cette magie qui réussit à rendre le monde des échecs passionnants.
Enfin, la découverte de « l’épopée du Capitaine Alatriste » (même s’il n’est pas vraiment Capitaine, mais qui s’en préoccupe ?) à fini d’emporter mon adhésion.
Le récit épique des aventure du dernier hidalgo de l’Espagne du 17° siècle et de son page comporte 6 romans et donne un aperçu parfaitement restitué de cette Espagne entre grandeur et décadence et du rôle d’un homme que la politique dépasse et qui continue à vivre en fonction d’un sens de l’honneur suranné au milieu d’un monde qui évolue trop vite.
Ces découvertes successives ont assis définitivement, pour moi, la stature d’APR comme un grand écrivain contemporain.
Il réussit par son style si particulier à faire passer ses amours de manière particulièrement frappante. Je vais revenir un peu sur l’homme qu’il est en évitant de faire du Wikipedia.
Il est important de noter deux choses : une passion pour la mer née dans sa plus tendre enfance et qu’on retrouve dans « la Reine du Sud » ou « le Cimetière des Bateaux sans nom » et le fait qu’il a été journaliste de guerre pendant près de 20 ans. Il ne s’est mis à l’écriture que vers 35 ans pour aussitôt connaître le succès.
Ce passage de reporter de guerre trouve toute sa puissance à la lecture du « Peintre de Bataille ».
Roman magnifique et intimiste sur ce métier si particulier qui est de couvrir et observer en essayant de ne pas s’impliquer.
Une histoire qui a réussi à me toucher profondément. L’histoire d’un reporter qui quitte le monde pour créer une fresque de toutes les batailles qu’il a vu et que son passé va rattraper. Un roman proprement magnifique.
S’il ne devait y avoir qu’un livre à lire, ce serait celui-ci.
Je n’ai pas ici parlé de tout ses romans, je tenais juste à faire une rétrospective de ce qui m’avait le plus plu, c’est très subjectif et absolument pas exhaustif.
« La Peau de Tambour » est aussi excellent ou encore certains de ces écrits non traduits comme « los Ojos Azules », une nouvelle très puissante sur la fin de la conquista.
On dit que ce qui fait un bon livre à la fin, ce n’est pas seulement le style, l’histoire ou les protagonistes mais le fait que le livre continue de vivre un peu en vous quand la dernière page est tournée.
Pour moi, APR réussit à faire de chacun de ses romans des pièces majeures qui m’habitent à chaque fois que je les termine.
Chronique à suivre le mois prochain !
Pour en savoir plus sur Arturo Perez-Reverte:
-> Sa page Wikipedia
-> Son site
2 Commentaires sur “Autour de …#1- Arturo Perez Reverte”
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5 janvier 2010 at 3:42
j’ai lu « Le tableau du maître flamand », qui, je dois l’avouer, ne m’a pas laissé de souvenir particulier.
du coup, je vais peut-être retenter l’expérience avec un autre de ses romans.
6 janvier 2010 at 12:16
Esssaye le peintre de batailles alors et tiens moi au courant ;)