This entry was posted on Lundi, septembre 7th, 2009 at 9:18 and is filed under Critiques de Plumes. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

La route – Cormac McCarthy
En obtenant le prix Pulitzer 2007 pour « La Route », l’auteur de notamment « No country for old men » aura rallié à sa cause de nombreux nouveaux lecteurs, si tant est qu’il en ait eu encore besoin.
Avec la sortie en poche de ce petit chef d’oeuvre, ça ne risque pas de s’améliorer…

Après l’Apocalypse. Un homme et son fils traversent un pays et suivent ses routes en allant vers le Sud.
Dans un environnement dévasté, brûlé, noir, où la lumière du soleil ne traverse plus la couche de cendres en suspension dans l’air, et où sévissent des hordes de cannibales, ils vont avancer, encore et toujours, survivants « portant le feu ».
On a beaucoup écrit sur ce livre mais ce qu’il en ressort surtout est cette impression un peu gênante de réalisme. Cormac Mc Carthy nous décrit un monde d’horreur que l’on arrive pourtant excessivement bien à visualiser et à envisager.
En suivant cet homme et ce petit garçon, fantômes sans nom, sans âges, dans un pays non identifié, c’est toute la palette des sentiments humains qui se déroule, au nom du réflexe de survie inhérent à l’homme.
« La Route » transpire la noirceur, la désolation, l’horreur mais laisse transparaitre l’amour et surtout l’espoir.
L’espoir en un être, l’espoir en l’homme lui-même.
C’est un livre qui prend aux tripes, un livre à lire en plein jour en étant de bonne humeur, sous peine de de regarder son environnement et ses congénères d’un oeil désespéré, une fois le livre fermé. Mais c’est un livre magnifique, une quête de celles qui font les hommes et leur nature.
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« La Route », Cormac Mc Carthy
Paru en janvier 2008 aux Editions de l’Olivier
3 Commentaires sur “La route – Cormac McCarthy”
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7 septembre 2009 at 12:23
C’est effectivement un excellent roman qui n’a pas besoin d’expliquer la fin du mond epour que le lecteur soit aspiré par cette marche aux confins de l’humanité.
Mc Carthy a toujours eu und on pour dépeindre les versants les plus noirs de l’âme humaine et là on en prend vraiment plein la gueule. Excellente critique ! :)
10 septembre 2009 at 11:40
Mon copain l’a acheté et est en train de le lire (ou va le lire, je ne sais plus très bien), et je l’ai inscrit (le livre, pas mon copain, hein) sur ma liste de livre à lire très prochainement.
En passant, j’aime beaucoup tes critiques, et il va falloir que je note tous les titres des bouquins que tu m’as donné envie de lire… :-)
10 septembre 2009 at 11:41
@Silphi et Caro: Merci beaucoup :)