
M comme Mohican – Corinne Royer
Il est des livres dont l’écho résonne avec nos propres vies, ce qu’on a fait, ce qu’on a pensé , ce qu’on a vécu ou parfois ce qu’on a refusé de vivre. C’est le cas de « M comme Mohican » de Corinne Royer, premier roman paru à cette rentrée aux Editions Héloïse d’Ormesson.

Claire, après 20 ans de mariage, 2 enfants et une vie de photographe qui la comblent, va tomber sous le charme diabolique d’un homme de pouvoir, ancien amant pour lequel l’attirance n’a jamais disparu. Diabolique car vénéneuse, vénéneuse car sans espoir et pourtant addictive au possible, cette histoire va l’emmener aux frontières de la folie et la faire jongler avec des sentiments et des situations que quiconque n’ayant jamais vécu la même chose ne pourrait pas comprendre.
La trame de cette histoire, racontée par Claire elle-même, est entrecoupée de réflexions d’une autre femme, Esméralda, dont on ne comprend pas, de prime abord, qui elle est et pourquoi elle doit veiller sur Claire. Esméralda vit dans un autre plan, dans une autre dimension, elle observe, analyse et nous éclaire sur les réactions de sa protégée.
Corinne Royer, dans ce premier roman, nous entraine dans le trio infernal de l’homme, la femme et l’amant. Ce qui pourrait être galvaudé et beaucoup trop vu et lu est ici servi par une justesse des sentiments assez déstabilisante et quelques réflexions sur le fonctionnement de la femme particulièrement justes pour qui s’est déjà remise en question, quoique pas très agréables à voir écrites noir sur blanc.
De plus, l’intervention d’Esméralda et de son monde positionne le tout non comme une histoire vue, revue et rerevue mais plutôt comme une danse à perdre haleine dont on connaît pourtant l’épilogue… Le style dynamique, haché, voire d’ailleurs un peu trop, nous empêche également de reprendre notre souffle. Le traitement de l’histoire aurait peut-être mérité d’être un peu plus posé.
En conclusion, un livre un peu dérangeant, au niveau des sentiments utilisés et également au vu des vérités assenées sur le comportement féminin, mais très prenant, un de ces livres qu’on garde dans nos étagères un peu de manière superstitieuse, comme un avertissement. Un premier roman qui nous fait attendre le second, en somme
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« M comme Mohican », Corinne Royer
Paru le 20 août 2009, aux Editions Héloïse d’Ormesson
Rencontre avec… Pierre Stasse, auteur des « Restes de Jean-Jacques »
Un mercredi caniculaire de ce mois d’août, dans le 3ème arrondissement de Paris.
Un verre prévu quelques semaines auparavant avec Guillaume Robert, auquel celui-ci a convié Pierre Stasse, dont le premier roman, « Les Restes de Jean-Jacques », sort le jour même chez Flammarion. Occasion à fêter, donc.

20h, il fait toujours une bonne trentaine de degrés lorsque je rejoins Guillaume, dans un Paris au ralenti.
Quelques bafouilles autour de Barcelone et pile au moment où j’avoue à Guillaume que je n’ai pas, à ce moment-là, encore fini « Les Restes de Jean-Jacques », Pierre arrive.
Guillaume et lui se sont rencontrés en 2007, Guillaume faisait partie du jury d’un Concours de Nouvelles, organisé au sein de Sciences Po, dont Pierre Stasse obtint le 1er prix avec une nouvelle qui sera d’ailleurs publiée dans Le Monde 2.
Un véritable coup de foudre littéraire puisque Guillaume s’empresse alors de demander au jeune lauréat s’il n’a pas « quelque chose de plus long » dans ses tiroirs.
Question jackpot pour tout jeune auteur s’il en est… Pierre propose donc un manuscrit à Guillaume, sur lequel il travailleront sans relâche pendant 1 an. Travail de fourmi, non vain mais qui finalement ne satisfait pas Pierre. Celui-ci lâchera donc ce roman en cours de retravail et reviendra vers Guillaume, 7 mois plus tard, « Les Restes de Jean-Jacques » dans les mains.
Avec ce roman qui flirte avec le surréalisme, Pierre Stasse nous emmène au sein d’une cellule familiale et amicale un peu lunaire, composée de Paul, qui ouvre le roman en se faisant tirer dessus par sa future-ex (parce qu’il a donné des restes à manger à Jean-Jacques, CQFD), Mikhaïl et Anouchka, fratrie russe, l’un auteur d’un manuscrit de 6000 pages et l’autre traductrice, Kristin, auteure de » romans de gare », Leila et Ilias, qui tiennent une pension de famille, Keith, le chien acrobate, George Sands, éditeur américain, la mère de Paul qui est une voix sur dictaphone et son père, diplomate.
Il y a finalement peu d’intrigues entre ces personnages, ce qu’on retient surtout est la singularité des dialogues (autant dans le fond que la forme), l’originalité d’un roman non-localisé, non-daté et surtout la fantaisie mise au service de situations et actions à la base totalement banales, et ce tout au long du livre.
J’ai juste noté, de façon anecdotique, le fait que sur 6 personnages principaux, 2 sont écrivains, un éditeur et une traductrice. Miroir amusant, surtout que finalement, le personnage qui a le plus d’épaisseur est celui qu’on ne rencontre quasiment qu’à la fin du livre.
Mais, et ce titre? Quand je pose la question à Pierre, celui-ci sourit et me répond d’un air sérieux (mais pas trop) qu’il s’est penché sur la question pour pouvoir fournir une explication métaphysique digne des illustres journalistes qui l’interrogeront à ce sujet et ne pas avoir à avouer simplement que Jean-Jacques est un « connard de teckel qui se prend pour un berger allemand » (NDLR: Faux, Jean-Jacques est un pékinois d’ailleurs) et qui mange des restes. Hum.
Et donc cette explication métaphysique? Une sombre référence à un professeur japonais très réputé qui aurait consacré un article sur le déclin de la littérature contemporaine et ce qu’il en « reste ». Soit :)
Car finalement, en ce jour de sortie, Pierre Stasse est plutôt fébrile.
On le serait à moins, bien évidemment.
Et quand il nous raconte avoir fait le tour des librairies autour de chez lui et vu son roman sur les tables, juste avant de repartir en cours (NDLR: En guise d’activité estivale supplémentaire, Pierre Stasse prépare le concours du Barreau), je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que ouais, wah quand même. 23 ans, Sciences Po et un premier roman chez Flammarion, il y a de quoi chopper le vertige.
Ayant fini de le lire depuis, je réitère mes propos, ce côté surréaliste, lunaire, un peu fou confère une légèreté appréciable aux « Restes de Jean-Jacques », ce dont j’étais pourtant un peu dubitative à la fin du premier chapitre, à mon sens pas très représentatif de l’ensemble, le tout servi par un style fluide et solide.
Quand je quitte Guillaume et Pierre, il est 22h, il fait toujours 35°C, nous dégoulinons toujours.
Je crois avoir, durant cette entrevue, effrayé notre auteur en lui disant que justement je ne m’étais pas encore fait d’avis sur son livre, mais sachez, Monsieur Stasse, que je vous tire mon chapeau pour ce livre frais qui fait du bien par où il passe, surtout dans une rentrée littéraire caniculaire et, comme toutes les rentrées littéraire, prolifique!
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« Les Restes de Jean-Jacques », Pierre Stasse
Paru chez Flammarion le 19 août 2009
Les Identités Remarquables – Sébastien Lapaque
NDLR: Ce blog a décidé de s’associer à un projet ambitieux : chroniquer l’ensemble des romans de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l’ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l’opération. Ma chronique est également lisible ici.
En mathématiques, les identités remarquables sont des égalités ou encore des expressions qui s’appliquent à des nombres et qui permettent d’en accélérer le calcul en en simplifiant l’écriture. Elles sont en général utilisées pour aider à la résolution d’équations du second degré.
En français, est remarquable la personne, la chose ou l’action qui possède une caractéristique particulière qui la fait attirer l’attention et donc, être remarqué.
Un titre excessivement bien choisi par Sébastien Lapaque mais que l’on ne peut commencer à analyser qu’en fermant le livre.

En commençant son roman par cette phrase “Tu vas mourir, aujourd’hui, et tu ne le sais pas encore.”, Sébastien Lapaque pose le cadre de l’histoire: sentencieux plus que menaçant, le livre lui-même apostrophe le héros et ouvre une journée qui doit s’avérer être la dernière de sa vie.
Le déroulé de cette journée, dont on ne sait pas, avant la fin, qui l’a réellement écrit, volette tout du long sur la vie insouciante du héros (qui devient donc dès le départ la victime), sur les relations qu’il a tissé avec des personnages plus ou moins hauts en couleur et puise sa matière dans une tragédie familiale qui semble cadrer le tout.
Ce qui est assez étrange dans « les Identités Remarquables » c’est que justement, les personnages n’en sont pas, au sens littéral du terme: certes ils ont tous leurs qualités, leurs talents même, mais ils ne sont pas remarquables, rien dans leurs êtres, leurs vies ou leurs façon de réagir ne l’est.
Le héros est même falot, il semble être en filigrane et la description de sa vie inscouciante et quelque peu blasée n’aide pas à lui trouver quelque profondeur que cela soit, impression renforcée par le fait qu’il faut attendre les dernières pages pour connaître son nom.
Les autres, Laroque, Caroline, Mlle Mystère et même Olivier, ont même tous plus de profondeur que le héros, d’une façon différente et pour des raisons diverses, mais ils établissent autour de lui un cadre qui le fait être encore plus transparent.
Car finalement, ce qui ressort de ce livre, c’est que le nœud de l’histoire et le message qu’il traduit n’est pas celui qu’on croit.
Certes, une tragédie se joue et est sur le point de se dénouer, mais tout ceci est moins important que la mise en avant du temps qui passe, que la prise de conscience nécessaire des gens qui nous entourent et de la nécessité de vivre sans survoler les choses, les sentiments et les individus. On se retrouve d’ailleurs très vite à ne plus attendre le dénouement de ladite tragédie mais plutôt d’essayer comprendre où l’auteur veut en venir.
« Les identités remarquables » resserre l’action à une tranche de vie commune à tous ces personnages et en simplifie la compréhension en faisant ressortir ce qui devrait être l’évidence et l’indispensable.
De là à dire que l’équation de la vie a été résolue, il y a un pas que je ne franchirai pas mais je dois avouer qu’il est plutôt frais de lire un tel livre tant on se retrouve parfois à survoler nos vies plutôt qu’à les vivre, même si le sujet a été souvent abordé. Et le style plutôt fluide (quoiqu’un peu lourd dans les descriptions à mon sens) ainsi que la particularité du « livre en tant que voix » y aide assez.
Un joli livre de la rentrée 2009.
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« Les Identités Remarquables »
Sébastien Lapaque
A paraître fin août 2009 chez Actes Sud
Le Soupir de l’Immortel – Antoine Buéno
J’avoue ne pas être une fan inconditionnelle des romans d’anticipation et de SF.
Oh bien sûr, j’ai lu mes classiques. J’ai dévoré les Fondation d’Asimov, le cycle de Dune de Frank Herbert, quelques Philip K. Dick. Je connais également par coeur 1984 d’Orwell et Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley. Du coup, je me suis pas vraiment sentie perdue dans le dernier opus d’Antoine Buéno, Le Soupir de l’Immortel…
4ème roman d’Antoine Buéno, Le Soupir de l’Immortel nous plonge dans un monde futuriste: l’action se passe en 570 AF (après Ford), ce qui correspond, dans le calendrier que nous connaissons, à l’année 2478 ap JC (L’année 0 de Ford étant 1908).
En 570 AF, le monde est enfin durable: la planète ne connaît plus de crises, plus de guerres, elle est régie par un Directoire International et la Sécurité Sociale Universelle assure à tous les humains l’immortalité. Cette société est composée d’humains bigenrés (hommes/femmes et femmes/hommes) qui ne sont plus vivipares. Des couveuses géantes assurent la reproduction de l’espèce.
Dans ce monde, les Intelligences Artificielles sont partout, les droïds et les replicants aussi, les taxis sont remplacés par des capsules Maglev, la réalité virtuelle connaît un succès sans précédent et le sexe est devenu spiritualité et donc culte.
Mais, dans ce monde apparemment parfait, plusieurs crises couvent. Crise de l’enfant, montée du suicide assisté (euthanasie pro active), problématique de la surpopulation, expansion spatiale et colonisation, tous ces virus sous-jacents vont être démultipliés avec l’arrivé d’un autre virus, plus inquiétant encore.
L’environnement, et plus spécifiquement le Paris, dans lequel Antoine Buéno nous plonge est plaisant, solide, sans incohérence.
Les descriptions des lieux sont assez dingues de détails (particulièrement l’escapade de JS et Lénina dans le « Lieu du Tout ») mais la palme revient aux descriptions des relations entre les humains et entre les IA et les humains. Des cellules familiales aux cérémonies de culte, on en prend plein l’hypothalamus…
Je reste d’ailleurs particulièrement soufflée de la séance de confession administrée par le coachanalyste à JS et par la description des univers de jeux d’Aldous.
Antoine Buéno a un style à la fois riche et facile à lire, j’avais déja pu m’en rendre compte avec Le Triptyque de l’Asphixie (2006). 3 ans se sont écoulés depuis celui-ci et il est évident que Le Soupir de l’Immortel est le fruit de recherches, d’implication et d’une passion sans faille.
Mais (car il y un mais), j’ai tout d’abord été frappée, puis amusée et finalement très vite gênée par la myriade de références (extrêmement flagrantes pour qui a lu quelques classiques d’anticipation et de SF, et de classiques tout court) et d’éléments issus de livres et films dont Antoine Buéno use et abuse, tout en en accordant bien sûr le crédit aux auteurs dans un Glossaire à la fin du livre.
Asimov, Huxley, le Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, L’Anneau-Monde de Larry Niven, Orange Mécanique d’Anthony Burgess, le film Blade Runner (NB: inspiré de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? de Philip K Dick) entre autres, les références sont bonnes certes et plutôt très bien utilisées. Certes, combinées avec les créations d’Antoine Buéno, le tout est cohérent. Certes la réutilisation est courante en littérature, peut-être plus en SF et anticipation que dans d’autres genres.
Mais je n’ai pas pu m’empêcher de trouver cela beaucoup trop important et visible, surtout que vient s’ajouter aux 2/3 du roman un phénomène plus que réel, voire d’actualité dont l’utilisation a été la goutte d’eau de trop pour moi.
Le Soupir de l’Immortel reste donc un livre que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire, globalement, j’ai passé un très bon moment, il ne souffre pas de longueurs qu’on aurait pu envisager en visualisant le nombre de pages (640) et contient des éléments, des détails et des inventions (dont la paternité est clairement celle de l’auteur) que j’ai trouvés stupéfiants.
Malheureusement, mon impression générale restera entachée de cette trop grande (à mon sens) réutilisation d’éléments clairement identifiables…
A lire tout de même!
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Le Soupir de l’Immortel, Antoine Buéno
Publié le 20 Août 2009, aux Editions Héloïse d’Ormesson
Le Parisien – Thomas Lélu
Thomas Lélu… Les photographes ont entendu parler de lui pour la sortie de son « Manuel de la photo ratée » (2002), les artistes pour ses expositions personnelles ou collectives, les hipsters pour son implication dans la communication du concept store Colette, et j’en passe…
Cet électron libre a aussi vaguement publié deux romans en 2005 et 2006, bref Thomas Lélu est sur tous les fronts de la scène artistico-hype parisienne.

Thomas Lélu publie donc, pour cette rentrée 2009, son 3ème roman, « Le Parisien », avec cette entrée en matière « J’ai trente-trois ans et depuis deux ans et demi, je n’ai plus de cerveau ».
A cause d’une fille, forcément. Une relation faite de ruptures et de retrouvailles, avec une Chloé qui s’avère être émouvante parfois, franchement agaçante la majorité du temps, bref une relation comme on en a tous ou presque tous vécu, que personne d’extérieur ne peut décemment suivre, comprendre et encore moins juger.
Une histoire d’amour qui se passe donc à Paris, sur un fond visuel et sonore au coeur de la hype parisienne, de la frange des habitués du Baron, des soirées artistico-bobo, des vernissages, des sets au Cha Cha club, des briefs , des RDV, des restau’ du Marais, de l’alcool et des rails de coke. Une réponse à Arnaud Sagnard*? Peut-être. Plutôt un pied-de-nez alors.
Thomas Lélu est drôle, on pouvait s’en douter.
Le style est un peu lourd peut-être, si on essaie de lire « Le Parisien » comme un roman. Par contre, si on le lit comme un espèce de journal ou d’almanach (tel qu’il est d’ailleurs construit), se figurant les protagonistes ou essayant de mettre des noms de famille sur les prénoms, ça passe beaucoup mieux.
La cerise sur le gâteau en fait, ce n’est pas que T. soit drôle, cynique, hipster, artiste ou débauché. Ce n’est pas non plus qu’on puisse l’envier ou qu’on trouve sa vie triste.
La cerise sur le gâteau, c’est qu’il est foutrement humain, ce parisien.
Entre les lignes qui décrivent des journées entières entre le Marais, son appart’, son club de sport et les 4 soirées où il est invité, les lignes qui décrivent le mini short de Chloé ou son caractère de chieuse, c’est quelqu’un de très humain que j’ai lu moi.
Quelqu’un comme tout le monde.
Quelqu’un d’humain, qui vit comme il veut, qui l’assume et qui vous/nous emmerde.
Comme si le name dropping dont est fait « Le Parisien » n’était qu’un vernis protecteur, vernis à gratter pour voir au-delà.
Vous l’avez compris, j’ai aimé.
*: Arnaud Sagnard, journaliste, a publié en juin 2008 un livre qui punaisait la hype parisienne, « Vous êtes sur la liste? »
NDLR: J’anticipe certaines réactions, oui je suis très mal placée pour faire une exécution sanglante, non du livre, mais du moins des sphères et des sorties de T., assumant totalement mon statut de parisienne.
Peut-être est-ce d’ailleurs pour cela que je suis passée outre pour voir autre chose dans ce livre.
Dans tous les cas, j’aimerai avoir l’avis d’un lecteur qui ne serait justement pas familier de ces sphères, pour savoir ce qu’il lit, lui, entre les lignes.
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Le Parisien, Thomas Lélu
A paraître chez Flammarion, le 26 août 2009
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