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Petersbourg – Andreï Biély
Continuons avec la Russie puisque nous y sommes. Après la Russie du 19ème dépeinte par Akounine, je vous propose ici une merveille de la Russie du début du 20ème siècle, la Russie des Révolutions, celle de 1905 et celle de 1917.

Andreï Biély est un écrivain, poète et dessinateur russe du 20ème siècle qui a été un des chef de file de la tendance symboliste en Russie, que cela soit en littérature ou en arts plastiques.
J’ai souvent parlé du foisonnement, de la richesse et parfois de la lourdeur de la littérature russe de cette époque, que cela soit pour Le Maître et Marguerite ou Le Portrait (même si celui-ci date de 1835 et est donc un peu antérieur à la période qui nous intéresse aujourd’hui) mais j’avoue que Pétersbourg m’a eue à mon propre jeu.
Ce roman symboliste cumule tous les critères du genre et les additionne avec un contexte historique lourd, la révolution Russe de 1905, qui lui sert de trame de fond.
Nicolas Apollonovitch, fils du sénateur Apollon Apollonovitch, se retrouve intégré dans un complot terroriste visant son père et par là, le régime tsariste tout entier. Autour de cette intrigue qui met en lumière tous les réseaux de surveillance policière liés au régime impérial, Petersbourg fait circuler une faune de personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, notamment le terroriste Doudkine, qui aiguillonnera Nicolas Apollonovitch tout le long du livre, dans un Pétersbourg brumeux, sombre et inquiétant.
Je disais plus haut que j’avais été prise à mon propre jeu avec ce livre, rien n’est moins vrai.
J’ai eu extrêmement de mal à m’accrocher à cette écriture et surtout au foisonnement des digressions, des détails un peu dingues et hors sujets, aux envolées lyriques incompréhensibles et globalement, à l’atmosphère un peu folle de Petersbourg.
Encore une fois la littérature russe m’aura emmenée très loin, mais cette fois-ci j’aurais eu beaucoup de mal à revenir… Je ne me souviens pas avoir eu autant de mal avec le symbolisme français de Baudelaire ou américain avec Edgar Allan Poe mais ça me confirme que la Russie ne cessera jamais de me poser des colles.
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Petersbourg, Andréï Biély
Paru le 15 Avril 2003 (3ème édition) aux Editions L’Age d’Homme
Première parution en 1916
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20 juillet 2009 at 4:12
Tu as raison, ils sont allumés ces russes. Mais Dostoïevski te répond « Ce n’est pas en enfermant son voisin qu’on se convainc de son propre bon sens » . La terre une maison de fous dans les livres ! Pour découvrir la diversité des peuples (en diminution), et toute une bande de peuples tous plus bizarres que les russes et les suisses compris: « Ailleurs » Henri Michaux. Bonne lecture !