
Rencontre avec… Nina Testut, auteure de « Facebook. Et moi! Et moi! Et moi! »
Je la sentais mal cette rencontre.
Pas par rapport au livre, j’avais vraiment apprécié le sujet, le ton et surtout cet effet miroir assez dingue qui m’a fait me reconnaître dans pas mal de profils décrits par Nina Testut.
Pas non plus par rapport aux personnes présentes, Nina avait l’air très sympa au vu de nos échanges d’e-mails, c’est toujours un plaisir de passer une soirée avec Loou et, aimant beaucoup la plume et l’énergie de magadit, j’avais conclu spontanément que c’était une fille sympa.
Mais je la sentais mal parce que justement je ne sentais plus rien.
Je trainais une sinusite depuis 2 semaines et ce soir précisément, la gorge s’y était mise, histoire de me faire me sentir encore plus mal. Rajoutez à ça les trombes d’eau qui s’acharnaient sur Paris et j’étais bonne à jeter.

19h30, je retrouve mes trois comparses devant le Curio Parlor, bar à cocktails du 5ème, déniché par Loou. La description sur CityVox le disait « confidentiel », je confirme, sans les trois parapluies devant, j’aurais tracé jusqu’à la Seine sans le voir.
Le bar est encore vide à cette heure-là mais nous choisissons quand même une alcôve pour nous installer.(NDLR: j’adore les alcôves).
Finalement la partie la plus silencieuse de cette rencontre aura été les 5 minutes d’étude de la carte des cocktails.
Nous n’attendons même pas que les verres colorés arrivent et nous voilà dans le vif du sujet.
Nina nous explique qu’elle est sociologue de formation mais que ce livre n’est pas du tout une thèse, ni une étude au sens académique du terme. Mince, j’avais déjà commencé à flamber en disant à mon entourage que je lisais une étude socio’ des réseaux communautaires. Ca m’apprendra.
Pendant 2heures donc, magadit, Nina et moi (Loou faisait surtout la paparazzette, on avait un défi photo à surmonter depuis la dernière rencontre) avons essayé de creuser un peu les raisons pour lesquelles Facebook est aussi addictif, chronophage et en même temps aussi populaire.
On y a d’ailleurs appris en passant que Nina, à la base, n’aimait pas du tout FaceBook, que magadit elle aussi matait ce qu’il se passait sur la page de ses ex ou de ses target (moi aussi hein, j’avoue) (enfin pas de mes target, j’en ai pas, enfin) que Loou recevait des demandes d’amis de la part de marques et que la compète’ du nombre d’amis était so 2008.
On aurait plus dit un pot afterwork entre 4 copines mode Sex and The City qu’une interview/rencontre d’auteure.
On a beaucoup ri, beaucoup parlé, un peu critiqué, pas mal analysé, un peu thérapisé et on a surtout passé une super soirée. Enfin, moi, c’est certain.
Finalement, Nina, c’est juste une fille hyper sympa qui a su saisir une belle opportunité avec ce livre et qui en a fait quelque chose de très intéressant et de très facile à lire.
Du coup le lendemain, j’avais 3 nouvelles amies FaceBook. Hé hé.

magadit, Nina et moi
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« Facebook. Et moi! Et moi! Et moi »
Paru le 7 mai 2009 chez HOEBEKE
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