Les Plumes d'Audrey

Plumes littéraires et ratures

New Wave – Ariel Kenig & Gaël Morel

Après un été de lundis littéraires, reprenons un peu le cours des sorties.
La rentrée 2008 s’annonce, comme tous les ans, massive. Un tri s’impose.

Pour débuter donc, New Wave ou le dernier opus d’Ariel Kenig écrit à 4 mains avec Gaël Morel.
La petite particularité de ce livre est qu’il est le parfait contraire de « l’adaptation cinématographique d’un roman ».
New Wave est, en effet, « l’adaptation littéraire d’un scénario ».
Scénario de Gaël Morel et adaptation d’Ariel Kenig, donc. CQFD.

Je suis mal habituée moi.
On me dit « New Wave », bien évidemment que je pense The Cure, New Order, Joy Division, Depeche Mode et Indochine. Bien évidemment que je pense années 80, electro-pop ou post punk.
Mais on ne fait pas un livre avec des paroles de chanson.

Car c’est un peu la déception du livre lorsqu’on l’attaque. La 4ème de couverture est alléchante au possible et on s’attend à débarquer dans une atmosphère électrique, colorée et un peu désespérée.
Eric et Romain sont, du haut de leur 15 ans, certes désespérés. Chacun pour ses raisons propres.
Cette ville de province n’a rien de l’excitation d’une capitale et l’on peut comprendre l’admiration d’Eric, enfermé dans la ferme de ses parents avec des torgnoles pour tout contact, pour le style « new wave » (donc) de son camarade.
Mais j’ai eu du mal, j’ai eu du mal avec l’écriture d’Ariel Kenig que je n’ai pas trouvé « électrique », j’ai eu du mal avec l’ambiance du livre que je n’ai pas trouvé « colorée », j’ai eu du mal avec l’utilisation abusive et surtout sans rapport du mouvement New Wave.
Jusqu’au dernier chapitre.
Jusqu‚Äôà la dernière ligne.
Là j‚Äôai lu l‚Äôélectrique. La j‚Äôai vu la couleur. Là j‚Äôai senti le désespoir. Là j‚Äôai vu l‚Äôillustration avec un morceau New Wave.
Et là j‚Äôai fermé le livre en me disant ¬´ ah quand même…. ».

Sans spoiler donc, même s‚Äôil y a matière à, je m‚Äôattendais à quelque chose en ouvrant ce livre, quelque chose que je n‚Äôai pu avoir qu‚Äôà la fin.
Un peu frustrant donc. Comme si j‚Äôavais dévoré un cornet de glace en n‚Äôattendant que la pointe de chocolat. Est-ce que la pointe de chocolat fait qu‚Äôon reprendra un cornet la prochaine fois ? Oui, je pense.

Sortie le 27 août.


Best-sellers et crème solaire #7: BDs et histoires illustrées

Je suis loin d’être une experte ès BD (quoique j’adorerais) mais ma lecture assidue de certains Blogs BDs m’a fait découvrir de petites perles sous la forme d’histoire illustrées, en général en format A5, qui ont d’abord eu leur heure de gloire sur le Net avant d’être publiées.
Aucune réflexion poussée n’est indispensable pour apprécier ces petits bouquins drôles, colorés, émouvants et très vrais.
A dévorer sans modération.

- Virginie, Kek

Une histoire qui sent la colle Cléopâtre.
Pour la naïveté des dessins de Kek. Pour l’histoire vraie. Pour les souvenirs qui remontent et tous les petits détails qui nous rappellent nos années collège.
Blog de Kek

- Le journal d’un remplaçant, Martin Vidberg

Un monde de monsieurs patate.
Pour l’histoire d’un instituteur remplaçant. Pour la légéreté et l’exactitude. Pour l’ironie. Pour la dénonciation de certains aspects du système scolaire.
Blog de Martin Vidberg

- De l’amour filial en général et de mon papa en particulier, Bidoch’ & Cécily

Le talent en héritage: père et fille, tous les deux dessinateurs, au quotidien
Pour l’amour père-fille et les conséquences qui en découlent. Pour l’ironie de Cécily et la bonhommie de Bidoch’.
Blog de Cecily/Lovely Goretta
Blog de Bidoch’/Papa Goretta

- Angry Little Girls, Lela Lee

Une découverte anglaise joussive
Pour les 5 petites filles présentées. Pour les névroses de chacune. Pour les dessins de Lela Lee. Pour les fous rires qu’ils génèrent.
Angry Little Girls sur le Web

- Les allumeuses, Maingoval & Cha

Punk rock à souhait pour la dessinatruce aux cheveux roses qu’on ne présente plus
Pour les dessins époustouflants de Cha. Pour l’histoire de ces 2 stars wannabe. Pour l’humour et la dérision.
Blog de Cha

A la semaine prochaine :)


Best-sellers et crème solaire #6: Chair de poule

Cette semaine les enfants, un conseil: calez vous sous votre couette, calfeutrez portes et fenêtres, éteignez la lumière et prenez un de ces 5 ouvrages…
Je suis prête à parier que, très vite, vous vous mettrez à entendre des craquements, des grattements, des bruits de respiration…
Sueurs froides et frissons en tout genres, surtout ne me remerciez pas…
Courageux alors?
C’est parti…

- Le Horla, Guy de Maupassant

Un monstre (ha ha!) de la littérature fantastique du 19ème.
Pour le style de Maupassant. Pour le journal inachevé. Pour la démence du narrateur qui s’amplifie. Pour la question permanente sur l’existence du Horla.

- Dracula, Bram Stocker

Le livre mythique basé sur l’histoire de Vlad Tépès.
Pour l’histoire de Vlad Tépès, prince des Carpates. Pour le mythe du vampire. Pour la fascination qu’il exerce. Pour le charme et l’érotisme qui en émanent (oui je trouve ca sensuel un vampire moi).

- Carrie, Stephen King

Le maître du genre.
Pour la vengeance de Carrie sur ses camarades qui la persécutent. Pour l’opposition des pouvoirs de carrie face au fanatisme religieux de sa mère. Pour le sang. Pour l’ambiance tendue d’une main de maître par Stephen King.

- Frankenstein, Mary Shelley

Considéré comme le precurseur de la science-fiction.
Pour le myhthe de redonner la vie. Pour le monstre légendaire. Pour la relation créateur/créature. Pour l’innocence qui existe dans l’horreur.

- L’appel de Cthulhu, HP Lovecraft

Un des maître de la fantasy, qui connut un succès posthume.
Pour le style de Lovecraft. Pour la déité maléfique Cthulu. Pour l’univers de Sgawaga. Pour toutes les références à ce mythe (jeux de rôles, chansons, films, séries…)

A la semaine prochaine :)


Best-sellers et crème solaire #5: Les histoires d’amour…

Les Rita Mitsouko l’ont déjà chanté, les histoires d’amour finissent mal en général. D’ailleurs dans ma situation actuelle je pourrais même vous dire que c’est un euphémisme, une histoire d’amour qui finit mal.
M’enfin.
Mais écoutez donc ces 5 là vous présenter leurs histoires d’amour…

- Fais moi oublier, Brigitte Kernel

Rentrée littéraire de janvier 2008.
Pour la tension et l’attirance de ces deux femmes. Pour le goût d’interdit. Pour le contexte de deuil. Pour le dilemme, assumer ou renier ses désirs au nom de la morale et « de ce qui se fait ».

- Quand j’avais 5 ans je m’ai tué, Howard Buten

Dérangeant et profondément émouvant.
Pour les mots de Gil. Pour son amour pour Jessica. Pour ce qu’on lui reproche, du haut de son jeune âge. Pour l’émotion qui étreint du début à la fin.

- Superstars, Ann Scott

Livre mythique des 2000′s.
Pour le trio Alex, Louise, Inès. Pour l’amour et le désespoir mêlé. Pour l’impression de vie qui se dégage de tout ca.

- Lolita, Vladimir Nabokov

Une institution.
Pour le désir pris pour de l’amour. Pour la relation dérangeante et vénéneuse. Pour la manipulation et la folie.

- Tokyo, c’est loin, Tania De Montaigne

De la chick-litt qui n’en est pas.
Pour la renaissance après une rupture. Pour l’espoir qui existe toujours. Pour la force et le courage. Pour Tokyo.

A la semaine prochaine :)


Best-sellers et crème solaire #4: Direction la Russie…

Cette semaine les enfants, cap sur l’Est!
A l’heure où vous lirez ceci, je serais en train de parcourir Budapest alors pour ne pas que vous soyez en reste (notez la richesse de la rime), je vous envoie encore plus loin, en Russie, où histoire et tradition font de la littérature une chose complètement folle, riche, très riche et inestimable.
Mon avis bien sûr.
Mais regardez donc….

- Le maître et Marguerite, Mikhail Boulgakov

Le roman d’une vie.
Pour la richesse du style de Boulgakov. Pour le fouillis extraordinaire de l’histoire. Pour l’histoire d’amour de l’écrivain et Marguerite. Pour le Diable en filigrane dans nos vies. A lire absolument.

- Crime et châtiment, Fédor Dostoïevski

Un classique, un peu dur à aborder.
Pour Raskolnikov et la Russie du 19ème siècle. Pour son rejet de la morale collective. Pour l’acceptation de la justice des hommes et du châtiment.

- Le portrait, Gogol

Le Faust soviétique.
Pour la personnification de l’Antéchrist dans le portrait. Pour le parrallèle avec Dorian Gray, 50 ans avant. Pour la noirceur.

- Anna Karénine, Leon Tolstoï

Indispensable.
Pour la passion coupable d’Anna Karénine et Vronski. Pour les envolées passionnées, pour la brûlure des sentiments et l’abandon du coeur. Pour le rejet d’une vie « par défaut ».

- Les aventures d’Eraste Petrovitch Fandorine, Boris Akounine

Série de polars russes.
En cours de découverte mais plongez vous y avec moi :)

A la semaine prochaine :)