
Cendrillon – Eric Reinhardt
Bon.
Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas fendu d’un petit billet culturel, à ma décharge je n’ai quasiment plus de livres, la prochaine vague d’achat étant prévue pour la semaine prochaine, en prévision du Prix du Style de Sieur Antoine Buéno.
Je n’avais jamais entendu parlé de Reinhardt (enfin si mais de Django…. ok je sors), j’ai été intriguée par son pavé intitulé Cendrillon et sutout, il faut l’avouer, par sa 4ème de couverture, minimaliste mais prometteuse, qui tient en ces quelques mots « Que serais-je devenu si je n’avais pas rencontré Margot à 23 ans? ».
L’idée même du livre est intéressante, Reinhardt nous raconte, à travers 578 pages, les personnages qu’il aurait pu devenir (il en présente 3) s’il n’avait pas rencontré sa femme, Margot donc. Une histoire d’amour au conditionnel, un « et si… » qui me touche particulièrement en ce moment, ne me demandez pas pourquoi.
Je me suis donc lancée joyeusement dans ce pavé, meme pas peur du format ou de la taille de la police, j’avais bien réussi à dévorer les Bienveillantes, je n’allais pas me laisser avoir par une héroïne de Walt Disney.
Oui…. mais non. Je n’ai pas dépassé la 40ème page, trop dense, trop décousu (et pourtant je suis une fan des effets de flash-backs au cinéma ou en littérature!), trop de citations dans les citations, trop de dialogue dans le texte sans mise en forme, bref, indigestion totale.
Et ca m’étonne d’autant plus qu’en général je laisse souvent sa chance à un livre , je me « force » à dépasser les premières pages pour me faire une opinion construite. Là ce ne fut pas le cas et vu comment cet ouvrage a été enscencé dans la presse, dans les critiques diveses ou lors de la rentrée littéraire, je me dis que j’ai peut-être raté un truc.
Toujours est-il que je n’ai pas l’habitude de me forcer à aimer un ouvrage parce qu’il est aimé des autres. Mais je reste un peu sur ma faim du coup.
Peut-être m’y repongerais-je dans quelques temps….
Ce qui me pousse à m‚Äôinterroger sur la pression que les lecteurs amateurs, lambda comme vous et moi, subissent en achetant un livre “tendance‚Äù ou pire “gagnant d‚Äôun prix littéraire‚Äù. Il y a tellement de critiques disponibles, tellement de gens qui ont donné leur avis sur ce livre que le fait d‚Äôoser dire que l‚Äôon a pas aimé, pas accroché voire même pas compris nous paraît très difficile.
Je me rappelle m‚Äôêtre attiré les foudres de quelques uns lorsque, du haut de mon amour immodéré des livres et de ma capacité (je crois?) à en parler de façon à toucher le maximum de gens, j‚Äôavais osé dire que Le scaphandre et le papillon de Jean-Do Bauby ne m‚Äôavait pas touchée. Il est évident que je ne remettais pas en cause les souffrances de cet hommes et la gravité du locked-in syndrom, je me positionnais juste en critique du livre, à la fois d‚Äôun point de vue technique et émotionnel. Et puis finalement, le but d‚Äôune critique n‚Äôest-elle pas aussi de donner son propre avis, d‚Äôexpliquer la façon dont il s‚Äôest construit et d‚Äôassumer de ne pas ressentir les mêmes choses que le pequin moyen?
En attendant, je vais plutôt m’attaque au Rapport de Brodeck de Philippe Claudel.
La review (ou pas!) ici dans quelques temps!!
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